Le premier enregistrement discographique de Paloma Kouider (Lyrinx) est disponible depuis septembre 2010. Les interprétations ont littéralement séduit Nouveaux Virtuoses et nous ne sommes pas les seuls à avoir succombé au charme comme l’attestent ces extraits élogieux de la critique musicale.
CD Paloma Kouider – Beethoven & Liszt (Lyrinx LYR271)
Sonate pour piano n°15 en ré majeur op. 26 « Pastorale ». Sonate pour piano n°9 en mi majeur op. 14 n° 1. + Liszt: Rhapsodie hongroise n°12 en ut dièse mineur. Rhapsodie hongroise n°2 en ut dièse mineur.
« Le label Lyrinx a une nouvelle fois la main heureuse. Avec un parcours assez atypique, CNR de Paris et l’Ecole Normale, certes, mais études supérieures de lettres de haut niveau effectuées parallèlement, avec un master de recherches littéraires à Paris VIII et la création du Trio Karénine, Paloma Kouider est non seulement une virtuose accomplie mais une magnifique musicienne. Dès le début de la Sonate « Pastorale », on est émerveillé par ce toucher ferme et profond, plein de couleurs, capable de toutes les nuances sans jamais détimbrer. Et voilà bien comment il faut conduire chaque phrase jusqu’à son terme en la nourrissant d’accentuations et de contrastes et de contrastes subtils et exacts pour qu’elle vive et nous raconte sans cesse quelque chose. Le terme « andante » est aussi compris de manière exemplaire, c’est-à-dire en marchant, sans traîner les pieds. Le Scherzo et le Rondo sont totalement jubilatoires, avec une main gauche bien présente qui accompagne et soutient la droite en échange sans cesse équilibré et tonique. On retrouve toutes ces qualités dans la Sonate n°9, abordée dans une lumière superbe.
Avec les deux Rhapsodies de Liszt, même enchantement, même impression de vie, d’imagination, dans le choix des tempos, dans le respect des silences, des accentuations. Il y a les rythmes hongrois, la poésie des phrases chantantes quasi belcantistes, les grelots des troïkas, les tremblements de balalaïkas, la course des traîneaux dans la neige, la grande déclamation lisztienne avec ses fulgurances cristallines, sa bravoure. Il y a des attentes précédant d’infernales chevauchées, une ligne épurée et fragile et soudain des doigts partout à la fois. C’est splendide d’intelligence, de sens musical, de personnalité. Une vraie découverte. »
Gérard Mannoni
Classica n° 127 (novembre 2010
« Paloma Kouider est bien armée pour accomplir une superbe carrière. Peu de solistes peuvent en effet se prévaloir de mener une vie de musicien professionnel (elle est déjà révélation classique de l’Adami) tout en suivant des études universitaires de haut niveau.
Dès les premières notes de la Sonate en ré majeur de Beethoven, on est capté par l’intelligence du discours et de la construction, mais aussi par l’engagement physique et la sûreté des attaques (Allegro de la Sonate en mi majeur). C’est un piano déjà très mûr, calculateur, au bon sens du terme, à la limite de l’arrogance dans l’Andante de la Sonate en ré majeur. il manque peu de choses pour que cette artiste passe au niveau supérieur: un peu de détachement et cette étincelle de fantaisie que l’on obtient parfois grâce à la pratique de la musique de chambre et l’accompagnement des voix. Enfin, son jeu se révèle crédible dans les Rhapsodies. 23 ans, tout de même…Cela force le respect. »
S.F.
Le Pianiste